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Cabinet d'avocats Karanfiloglu

Nos domaines d'expertise

Avocat en contentieux à Istanbul, Turquie

Cette page s’adresse aux particuliers et aux sociétés, turcs ou étrangers, qui sont parties à une procédure civile ou commerciale en Turquie, que vous souhaitiez agir en justice ou que vous ayez été assigné. En tant qu’avocat en contentieux à Istanbul, nous évaluons le litige, rédigeons les écritures, vous représentons aux audiences et conduisons l’affaire jusqu’aux voies de recours.

Les procès civils en Turquie suivent, en règle générale, le Code de procédure civile n° 6100 (HMK). La procédure est en grande partie écrite. Une affaire se dessine souvent dès ses premiers mois, selon le contenu des écritures et les preuves qu’elles invoquent.

Quand avez-vous besoin d’un avocat en contentieux en Turquie ?

En Turquie, la loi vous permet d’agir en justice sans avocat, mais les règles de procédure sont strictes. Les clients nous consultent généralement lorsque :

  • quelqu’un vous doit de l’argent : un acheteur, un locataire ou un associé turc n’a pas payé, et vous avez besoin d’une action en paiement ou d’une action en annulation de son opposition à l’exécution (itirazın iptali) ;
  • vous avez été assigné : une assignation est arrivée à votre adresse ou sur votre compte de notification électronique, et votre délai de réponse court ;
  • un litige commercial s’est aggravé : un conflit entre associés, la contestation d’une résolution d’assemblée générale, une concurrence déloyale ou un contrat de distribution résilié ;
  • un bien immobilier est en jeu : annulation d’un titre de propriété, partage d’un bien en indivision ou demande d’indemnité d’occupation sans droit ;
  • vous avez perdu en première instance : le délai d’appel est court ;
  • vous vivez à l’étranger : la signification, la caution pour les frais, la traduction et la procuration doivent être anticipées.

Avant d’agir : médiation, mises en demeure et preuves

Dans de nombreux litiges, le droit turc impose une médiation avant qu’une action puisse être introduite. En règle générale, cela concerne les demandes en droit du travail, les demandes commerciales en paiement d’une somme d’argent, les litiges de consommation qui ne relèvent pas de la compétence des commissions d’arbitrage des consommateurs, les litiges locatifs, le partage des biens en indivision, ainsi que les litiges de copropriété (kat mülkiyeti) et de voisinage. Une action introduite sans cette étape est rejetée pour un motif de procédure.

D’autres démarches préalables comptent aussi :

  • une mise en demeure formelle par l’intermédiaire d’un notaire turc (ihtarname) pour mettre le débiteur en demeure ou résilier un contrat ;
  • la vérification des délais de prescription, dont certains sont courts ;
  • la collecte des contrats, factures, e-mails, relevés bancaires et messages ;
  • la demande au tribunal de conserver les preuves qui risquent de disparaître (delil tespiti) ;
  • si nécessaire, des mesures provisoires avant l’action elle-même.

Notre guide de la médiation en Turquie explique l’étape de la médiation.

Quel tribunal turc connaîtra de votre affaire ?

Le tribunal compétent est fixé par la loi selon le type de litige, et saisir le mauvais tribunal peut coûter des mois. Istanbul dispose de juridictions distinctes pour chacune de ces matières :

TribunalAffaires types
Tribunal civil de première instance (Asliye Hukuk)Juridiction civile de droit commun : dettes, dommages et intérêts, titres de propriété, contrats
Tribunal de commerce (Asliye Ticaret)Droit des sociétés, créances commerciales, concurrence déloyale, chèques et effets de commerce
Tribunal du travail (İş Mahkemesi)Litiges du travail, réintégration
Tribunal de la famille (Aile Mahkemesi)Divorce, garde, pension alimentaire
Tribunal de la consommation (Tüketici Mahkemesi)Opérations de consommation
Tribunal civil de paix (Sulh Hukuk)Baux, partage, protection de la possession
Tribunal de l’exécution (İcra Hukuk)Recours (şikayet) et litiges relatifs aux procédures d’exécution

La compétence territoriale est une question distincte. En règle générale, le tribunal du domicile du défendeur est compétent, avec des règles particulières pour les contrats, la responsabilité délictuelle et les immeubles. Consultez notre article sur les différents types de tribunaux en Turquie.

Le déroulement d’un procès civil en Turquie, étape par étape

  1. Assignation (requête introductive) : les parties, la demande, les faits et les preuves. Les frais de justice et une avance de frais sont payés, et la requête est déposée par UYAP, le réseau électronique de la justice, ou au palais de justice.
  2. Défense : le défendeur dispose, en règle générale, de deux semaines à compter de la signification pour répondre.
  3. Réplique et duplique : dans la procédure écrite, chaque partie dépose une écriture supplémentaire, en règle générale dans un délai de deux semaines. Dans la procédure simplifiée (par exemple dans de nombreuses affaires de travail, de consommation et devant le tribunal civil de paix), l’échange se limite en règle générale à la demande et à la défense.
  4. Examen préliminaire : le juge vérifie les conditions de procédure, détermine les points litigieux et fixe un délai final pour les preuves.
  5. Administration de la preuve : témoins, technicien désigné par le tribunal (bilirkişi), parfois une visite des lieux. Les audiences sont généralement espacées de plusieurs mois.
  6. Jugement : après les observations finales, le tribunal prononce sa décision ; le jugement motivé est rédigé ultérieurement et signifié aux parties.

Une règle conditionne tout le reste. Après l’échange des écritures, une partie ne peut pas, en règle générale, étendre ou modifier sa demande ou sa défense (art. 141 HMK). Les exceptions sont le consentement exprès de l’adversaire et une modification unique appelée ıslah. Notre article sur la manière d’intenter une action en justice en Turquie traite de l’étape du dépôt.

Preuves et mesures provisoires

Chaque élément de preuve doit être invoqué dans les écritures : documents, registres officiels, e-mails, messages, témoins, rapports techniques. Les opérations dépassant une valeur actualisée chaque année doivent, en règle générale, être prouvées par écrit ; les témoins ne suffisent donc pas toujours. Sur les questions techniques, le tribunal désigne un bilirkişi. Les objections à son rapport doivent en règle générale être formulées dans les deux semaines suivant sa signification, et elles ont souvent un poids réel.

Une mesure provisoire (ihtiyati tedbir) peut, par exemple, empêcher le transfert d’un bien litigieux pendant la procédure. Une saisie conservatoire (ihtiyati haciz) fondée sur la loi n° 2004 sur l’exécution et la faillite gèle les biens d’un débiteur pour une créance de somme d’argent qui est, en règle générale, exigible et non assortie d’une sûreté. Dans les deux cas, le tribunal recherche une apparence de droit et exige en règle générale une sûreté. Consultez notre article sur les mesures provisoires en Turquie.

Si vous avez été assigné en Turquie

Vous disposez, en règle générale, de deux semaines à compter de la signification de l’assignation pour déposer votre défense. Le tribunal peut accorder une prolongation unique si vous la demandez avant l’expiration du délai ; elle n’est jamais automatique. Si vous ne répondez pas, vous êtes réputé contester les faits allégués par le demandeur, mais vous perdez l’essentiel de votre possibilité de soulever de nouveaux moyens par la suite. Votre défense doit comprendre :

  • les exceptions d’incompétence territoriale, qui sont en règle générale perdues si elles ne sont pas soulevées dans la défense (sauf compétence impérative) ;
  • la prescription : un juge turc ne la relève pas d’office ;
  • toute demande reconventionnelle, qui est en règle générale déposée en même temps que la défense.

Voies de recours : cours d’appel régionales et Cour de cassation

Un jugement de première instance peut faire l’objet d’un appel devant la cour d’appel régionale (Bölge Adliye Mahkemesi), en règle générale dans les deux semaines suivant la signification du jugement. Cet appel (istinaf) porte sur les faits et le droit ; la cour régionale peut tenir une audience et recueillir des preuves. Son contrôle se limite en règle générale aux moyens invoqués, hors questions d’ordre public ; les moyens doivent donc être précis.

La décision de la cour régionale peut ensuite être portée devant la Cour de cassation (Yargıtay), là encore en règle générale dans les deux semaines suivant la signification. Le Yargıtay contrôle principalement l’application du droit. Les décisions en deçà de certains seuils financiers, actualisés chaque année, sont définitives ou ne peuvent pas être portées devant le Yargıtay.

Le contentieux administratif constitue un système distinct : tribunaux administratifs et tribunaux fiscaux, puis cours administratives régionales et Conseil d’État (Danıştay). Sauf disposition contraire d’une loi spéciale, le délai de recours est de soixante jours pour les affaires administratives et de trente jours pour les affaires fiscales. Consultez notre guide sur la manière de faire appel d’une décision de justice en Turquie.

Le contentieux en Turquie pour les clients étrangers

  • Procuration : signez-la dans un consulat turc, ou devant un notaire local avec une apostille (ou une légalisation consulaire si votre pays n’est pas partie à la Convention de La Haye sur l’apostille) et une traduction turque assermentée. Consultez notre article sur les procurations pour les étrangers.
  • Audiences : une partie représentée n’est pas, en règle générale, tenue d’être présente, sauf si le juge ordonne votre audition personnelle ou une prestation de serment.
  • Signification à un défendeur à l’étranger : par la Convention de La Haye relative à la signification, un traité bilatéral ou la voie diplomatique. Elle prend souvent plusieurs mois.
  • Caution pour les frais : les demandeurs étrangers doivent, en règle générale, consigner une caution en vertu du Code de droit international privé et de procédure civile internationale n° 5718. Une dispense peut s’appliquer en vertu d’un traité ou de la réciprocité.
  • Langue : la procédure se déroule en turc. Les documents étrangers doivent être traduits, et le tribunal désigne un interprète si nécessaire.
  • Jugements étrangers : ils ne produisent effet en Turquie qu’après reconnaissance ou exequatur ; consultez notre page arbitrage et exequatur en Turquie.

Me Kaan Karanfiloğlu travaille en anglais, en français et en turc. Les clients russophones et sinophones sont accompagnés par des conseillers de langue maternelle présents au cabinet.

Les documents à préparer

  • passeport ou pièce d’identité ; pour les sociétés, un extrait du registre du commerce et les spécimens de signature ;
  • une procuration pour agir en justice ;
  • contrats, factures, mises en demeure, correspondance et preuves de paiement ;
  • le procès-verbal final de médiation, lorsque la médiation est obligatoire ;
  • les noms et adresses des témoins ;
  • si vous avez été assigné, l’acte reçu et sa date de signification ;
  • les apostilles et les traductions assermentées des documents étrangers.

Durée et coût d’un procès en Turquie

Personne ne peut promettre un calendrier ; la charge des juridictions, la signification et les rapports techniques le déterminent. Une image réaliste :

  • médiation obligatoire : généralement quelques semaines ;
  • échange des écritures : généralement quelques mois lorsque la signification a lieu en Turquie ;
  • examen préliminaire et preuves : souvent plus d’un an lorsqu’un rapport technique est nécessaire ;
  • istinaf : généralement de plusieurs mois à un an, parfois davantage ;
  • Yargıtay : plusieurs mois ou davantage.

Les coûts comprennent les frais de justice lors du dépôt, une avance pour les frais de signification et la rémunération des bilirkişi, ainsi que des frais en fin de procédure. Les montants sont actualisés chaque année. En règle générale, la partie qui perd supporte les frais de justice et les honoraires légaux de l’avocat du gagnant selon le barème des honoraires minimaux des avocats. Nous vous expliquons dès le départ les postes de coûts de votre affaire.

Ce que nous faisons dans votre affaire

Au sein du Cabinet d’avocats Karanfiloglu, votre affaire est traitée personnellement par Me Kaan Karanfiloğlu :

  • évaluation des documents, des délais, du tribunal compétent, des preuves et des risques ;
  • mises en demeure préalables, demande de médiation et mesures provisoires lorsqu’elles sont justifiées ;
  • rédaction de l’assignation ou de la défense, de la réplique, de la duplique et des objections aux rapports techniques ;
  • présence aux audiences, audition des témoins et suivi des travaux des bilirkişi ;
  • suivi du dossier judiciaire sur UYAP et comptes rendus en anglais ou en français ;
  • requêtes d’istinaf et de pourvoi devant le Yargıtay, et réponses aux recours de la partie adverse ;
  • après le jugement, l’exécution, ou une suspension de l’exécution si la décision vous est défavorable.

Les clients à l’étranger sont représentés à distance sur procuration. Consultez aussi nos pages droit civil et droit commercial.

Les erreurs fréquentes dans le contentieux turc

  • Omettre la médiation obligatoire : l’action est rejetée pour un motif de procédure.
  • Garder des preuves pour l’audience : les faits et les preuves non invoqués dans les écritures ne peuvent souvent plus être soulevés par la suite. Dans notre pratique au sein du Cabinet d’avocats Karanfiloglu, c’est le problème que nous rencontrons le plus souvent dans les dossiers repris en cours de procédure.
  • Ignorer les notifications : la signification peut, en règle générale, être valable même si vous n’étiez pas à l’adresse. Tenez à jour votre adresse enregistrée et votre compte de notification électronique.
  • Compter à partir de la date d’audience : les délais de recours courent à compter de la signification ; vérifiez donc la date de signification sur UYAP.
  • Oublier la caution pour les frais : manquer le délai de consignation fixé par le tribunal peut mettre fin à l’affaire.

Les délais applicables dépendent de votre dossier. Vous pouvez nous envoyer vos documents par notre page contact pour organiser une évaluation avec un avocat en contentieux à Istanbul.

Questions fréquentes

Dois-je venir en Turquie pour mon procès ?

Non, dans la plupart des cas. Grâce à une procuration signée dans un consulat turc ou devant un notaire étranger avec une apostille, votre avocat turc peut vous représenter à chaque étape, sauf si le juge ordonne votre audition personnelle.

Est-il obligatoire de prendre un avocat pour agir en justice en Turquie ?

Non, la représentation par avocat n’est pas obligatoire, en règle générale, dans les procès civils turcs. La procédure est toutefois stricte, et les erreurs dans les écritures ou les preuves sont difficiles à corriger par la suite.

Combien de temps dure un procès civil en Turquie ?

Une affaire de première instance dure souvent plus d’un an lorsqu’un rapport technique est nécessaire, et les voies de recours peuvent ajouter de nombreux mois. Cela dépend du tribunal, de la signification des actes et du dossier.

Quel est le délai pour faire appel d’une décision de justice en Turquie ?

En règle générale, deux semaines à compter de la signification du jugement, tant pour l’istinaf que pour le pourvoi devant le Yargıtay. Les jugements en deçà des seuils financiers actualisés chaque année peuvent être définitifs.

J’ai été assigné en Turquie. De combien de temps est-ce que je dispose pour répondre ?

En règle générale, deux semaines à compter de la signification de l’assignation, avec une prolongation possible si vous la demandez à temps. Les exceptions d’incompétence territoriale et la prescription doivent figurer dans la défense.

Une société étrangère doit-elle verser une caution pour agir en justice en Turquie ?

En règle générale, oui. Une dispense peut s’appliquer en vertu d’un traité entre la Turquie et le pays de la société, ou de la réciprocité.

Si je perds, dois-je payer l’avocat de l’autre partie ?

En règle générale, oui. La partie qui perd supporte les frais de justice et des honoraires légaux d’avocat selon le barème des honoraires minimaux des avocats ; les frais sont répartis proportionnellement lorsqu’une demande n’aboutit qu’en partie.

Pouvez-vous reprendre une affaire engagée par un autre avocat ?

Oui, à tout stade. Dès qu’une nouvelle procuration est en place, l’ensemble du dossier UYAP est examiné et les délais en cours sont traités en priorité.

Notre façon de travailler

Les clients à l'étranger peuvent être représentés par procuration, sans se déplacer en Turquie.

  1. Premier contact

    Écrivez ou appelez avec un bref résumé de votre affaire. Nous vous indiquons si elle relève de nos domaines.

  2. Analyse

    Nous examinons vos documents et expliquons la situation juridique, les options et les étapes probables en droit turc.

  3. Accord écrit

    L'étendue de la mission et les honoraires sont convenus par écrit avant le début du travail.

  4. Représentation et suivi

    Nous agissons pour vous devant les tribunaux, les administrations et la partie adverse, et vous informons à chaque étape.

Autres domaines d'intervention

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